La rééducation ne se résume pas à la simple récupération fonctionnelle. Parfois, derrière une douleur persistante, une non-adhésion au traitement ou une réaction disproportionnée à un exercice, se cache une souffrance plus profonde : celle du stress post-traumatique (TSPT). Ce trouble, qui touche entre 5 et 12 % de la population générale (INSERM, 2020), est souvent sous-évalué en kinésithérapie, alors qu’il peut entraver considérablement la progression du patient.
Comment identifier les manifestations d’un stress post-traumatique dans un contexte de rééducation ? Comment ajuster son approche face à ces patients pour optimiser leur prise en charge ? Cette conférence a pour objectif d’apporter des réponses concrètes et applicables aux professionnels de santé.
Le TSPT se développe après une exposition à un événement traumatisant, générant des symptômes tels que :
✅ Une hypervigilance excessive et des réactions exacerbées.
✅ Des flashbacks et reviviscences intrusives.
✅ Une anxiété chronique impactant le quotidien.
✅ Une altération de la perception de la douleur et des sensations corporelles.
Ces manifestations peuvent perturber la relation thérapeutique et rendre la prise en charge plus complexe. Chez certains patients, une douleur chronique réfractaire ou une sensation de raideur persistante peuvent être exacerbées par des mécanismes psychotraumatiques.
Le corps et l’esprit sont indissociables dans la récupération fonctionnelle. Lorsqu’un patient présente un TSPT, il peut somatiser son traumatisme et développer des douleurs ou des blocages en l'absence de lésions objectives.
Pour les kinésithérapeutes, plusieurs défis émergent :
🔹 Différencier une douleur d’origine mécanique d’une douleur amplifiée par le stress post-traumatique.
🔹 Comprendre comment le système nerveux autonome module la perception de la douleur.
🔹 Adapter les techniques de rééducation pour éviter de réactiver un traumatisme.
Cette conférence apportera des clés pour reconnaître ces situations et adapter sa posture, son langage et ses techniques thérapeutiques.
Face à un patient présentant des signes de stress post-traumatique, plusieurs ajustements peuvent faire la différence :
✅ Créer un cadre rassurant : travailler sur l’environnement et la relation thérapeutique.
✅ Utiliser une communication adaptée : éviter les gestes ou formulations pouvant réveiller le traumatisme.
✅ Privilégier des techniques douces et progressives, adaptées à l’état émotionnel du patient.
✅ Collaborer avec d’autres professionnels de santé pour une prise en charge globale.
Le Dr Anémone Luyssaert, spécialiste du sujet, partagera des exemples cliniques et des outils pratiques permettant aux kinésithérapeutes d’ajuster leur approche et d’améliorer l’efficacité de leurs soins.
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