🎯 Module 1 : Évaluation, diagnostic et modulation symptomatique initiale
Ce module vise à structurer le bilan-diagnostic kinésithérapique et à maîtriser les premières stratégies de modulation de la douleur.
💡 1. Raisonnement clinique
- Bilan-diagnostic kinésithérapique complet :
- Conduite d’un interrogatoire semi-dirigé centré sur le patient.
- Élaboration du body chart pour cartographier la douleur.
- Repérage des drapeaux jaunes (facteurs psychosociaux défavorables).
- Évaluation de l’engagement du patient et de son auto-efficacité.
- Recherche des drapeaux rouges selon l’acronyme VIT-N-VIT.
- Observation clinique globale (posture, mobilité, comportements douloureux).
- Bilan musculaire, ligamentaire et articulaire structuré.
- Identification et pertinence des marqueurs symptomatiques.
- Bilan neurologique et neurodynamique :
- Palpation des nerfs cervico-brachiaux.
- Tests de mise en tension neurodynamique.
- Introduction et mise en œuvre de la neurogymnastique.
- Profil douloureux et facteurs psychosociaux :
- Identification d’un phénotype nociplastique.
- Évaluation de la kinésiophobie et des comportements de peur-évitement.
- Analyse des croyances liées à la douleur et du catastrophisme.
🔬 2. Techniques de modulation symptomatique – Approche passive
Apprentissage des techniques manuelles visant à moduler rapidement la symptomatologie douloureuse.
- Techniques articulaires passives :
- Pressions postéro-antérieures (PA) cervicales et thoraciques.
- Techniques spécifiques de type “dog technique”, “lift”, etc.
- Mobilisations avec mouvement (type Mulligan et approches apparentées) adaptées aux cervicalgies.
✅ 3. Techniques de modulation symptomatique – Approche active
Construction d’une stratégie active de modulation et de maintien des effets thérapeutiques.
- Mouvements répétés orientés par les marqueurs symptomatiques : sélection, dosage et indications.
- Exercices de gain de mobilité :
- Exercices ciblés pour augmenter la mobilité cervicale.
- Exercices ciblés pour augmenter la mobilité thoracique.
- Utilisation de ces exercices pour prolonger la “fenêtre d’amélioration” obtenue par les techniques passives.
💪 Module 2 : Autonomisation, exercices thérapeutiques et cas cliniques
Ce module approfondit l’éducation, l’engagement du patient et l’utilisation des exercices comme outil central de la prise en charge.
💡 1. Facteurs contextuels, cognition et engagement
- Placebo et effets contextuels :
- Compréhension des effets contextuels en rééducation.
- Stratégies pour potentialiser ces effets dans la relation thérapeutique.
- Travail sur les croyances :
- Identification et restructuration des croyances inadaptées.
- Prise en charge de la peur-évitement et du catastrophisme.
- Renforcement de l’engagement du patient :
- Stratégies pour favoriser la motivation et l’adhésion aux exercices.
- Intégration de ces éléments dans l’éducation thérapeutique et la relation de soin.
🔧 2. Techniques myotensives et auto-traitement
Mise en place d’approches musculaires spécifiques et d’outils d’auto-traitement pour le patient.
- Levées de tension musculaire :
- Techniques myotensives sur les muscles cervico-thoraciques.
- Auto-étirements :
- Conception et démonstration d’auto-étirements adaptés aux muscles cervico-thoraciques.
- Travail sur les trigger points :
- Prise en charge des trigger points du trapèze supérieur, de l’élévateur de la scapula, du semi-épineux et du PDPS.
- Enseignement au patient de ces techniques comme outils d’auto-modulation de la douleur.
🏋️ 3. Exercices de renforcement et contrôle moteur
Développement de programmes d’exercices ciblés pour restaurer la fonction et réduire la peur du mouvement.
- Renforcement musculaire spécifique :
- Renforcement des fléchisseurs cervicaux profonds et superficiels.
- Travail des extenseurs cervicaux.
- Renforcement des muscles thoraciques.
- Contrôle moteur du rachis cervico-thoracique :
- Principes théoriques du contrôle moteur.
- Application pratique à la région cervico-thoracique.
- Sélection d’exercices pertinents en fonction du profil du patient.
- Appropriation des exercices par le patient : progression, consignes, auto-gestion.
- Exercices ciblés contre la kinésiophobie :
- Mise en place de protocoles d’exposition graduée au mouvement.
- Adaptation des exercices aux croyances et aux peurs du patient.
- Construction de programmes progressifs et spécifiques pour restaurer la confiance dans le mouvement.
📂 4. Cas cliniques et intégration pratique
Intégration des connaissances à travers des situations cliniques variées et réalistes.
- Ateliers de cas cliniques (5 situations types) :
- Douleur neurogénique.
- Douleur à dominante nociceptive cervicale.
- Douleur à dominante nociceptive thoracique.
- Céphalée cervicogénique.
- Douleur à dominante nociplastique.
- Pour chaque cas clinique :
- Identification des éléments pertinents du diagnostic, incluant exclusion et diagnostic différentiel.
- Choix raisonné des moyens de modulation de la douleur (approches passives et actives).
- Construction d’exercices centrés sur l’autonomisation du patient.
- Élaboration en partenariat avec le patient d’un programme d’auto-rééducation individualisé.