📚 Jour 1 – Vieillissement tissulaire, troubles posturaux et prévention des chutes
Cette première journée pose les bases physiologiques et cliniques du vieillissement tissulaire, de la posture et de la prévention des chutes, afin d’ajuster l’examen et les techniques ostéopathiques au sujet âgé.
🔬 Module 1 : Vieillissement tissulaire locomoteur
Comprendre comment le vieillissement modifie le système musculo-squelettique pour mieux repérer les signes cliniques et adapter le geste thérapeutique.
- Physiologie musculaire et besoins neuro-vasculo-nutritionnels du muscle vieillissant.
- Amyotrophie, dynapénie, sarcopénie :
- Définitions précises et distinctions entre ces notions.
- Mécanismes physiopathologiques sous-jacents.
- Implications cliniques et fonctionnelles chez le patient âgé.
- Myalgies et arthralgies du sujet âgé :
- Fatigabilité musculaire.
- Crampes.
- Syndrome myofascial.
- Tendinopathies.
- Arthralgies et limitations fonctionnelles associées.
- Approche palpatoire ciblée :
- Repérage des signes cliniques de vieillissement tissulaire.
- Affinement du diagnostic ostéopathique par la palpation.
🍽️ Module 2 : Nutrition et digestion du sujet âgé
Identifier les besoins nutritionnels et digestifs spécifiques de la personne âgée pour soutenir la fonction musculaire, l’équilibre et la récupération.
- Besoins nutritionnels spécifiques liés à l’âge :
- Soutien du muscle et prévention de la sarcopénie.
- >Maintien de l’équilibre et réduction du risque de chute.
- Protection des articulations et du cartilage.
Ajustement des apports nutritionnels conseillés (ANC) chez le sujet âgé :
- Particularités des macronutriments et micronutriments.
- Adaptation en fonction de l’état de santé et du niveau d’activité.
Dépistage de la dénutrition :
- Maîtrise des critères HAS/EGS.
- Orientation du patient vers une prise en charge nutritionnelle adaptée.
Soins de support et presbyphagie :
- Compréhension des enjeux de la presbyphagie.
- Place de l’ostéopathe dans les soins de support.
Digestion et ostéopathie :
- Rappel des étapes de la digestion.
- Adaptation de l’approche ostéopathique au contexte digestif du sujet âgé.
⚖️ Module 3 : Altérations posturales et équilibre
Analyser les modifications posturales liées à l’âge pour mieux cibler les objectifs thérapeutiques en ostéopathie.
- Vieillissement du tonus et des systèmes de contrôle :
- Altération du tonus musculaire.
- Modification des réflexes neuromusculaires.
- Vieillissement des propriocepteurs.
- Physiopathologie du contrôle postural :
- Conséquences fonctionnelles sur la posture et la marche.
- Répercussions sur la mobilité globale.
- Diagnostics différentiels des troubles de l’équilibre :
- Instabilité fonctionnelle.
- VPPB (vertige paroxystique positionnel bénin).
- Causes neurologiques des troubles de l’équilibre.
- Causes sensorielles (vision, audition, proprioception).
- Objectifs thérapeutiques ostéopathiques :
- Maintien de la stabilité posturale.
- Optimisation de la fonction et de la mobilité.
🚶♀️ Module 4 : Chutes, activité physique et sécurité
Mettre en place une démarche globale de prévention des chutes intégrant ostéopathie, activité physique adaptée et conseils hygiéno-diététiques.
- Prévention des chutes :
- Maîtrise des critères de risque de chute selon la HAS.
- Identification des facteurs de risque modifiables (environnementaux, médicamenteux, physiques).
- Prise en charge pluridisciplinaire du syndrome post-chute.
- Activité physique adaptée (APA) :
- Conseils pratiques pour lutter contre la sédentarité.
- Élaboration de programmes d’activité physique adaptée :
- Travail de la performance fonctionnelle.
- Renforcement de l’endurance et de la capacité d’effort.
- Sécurité, nutrition et vieillissement :
- Rôle de la nutrition dans la prévention des blessures liées à l’âge.
- Maintien des capacités d’adaptation physiques et métaboliques.
💡 Jour 2 – Douleur chronique, facteurs psychosociaux et transition hormonale
Cette journée approfondit les spécificités de la femme ménopausée et les enjeux de la douleur chronique chez la personne âgée, en intégrant les dimensions hormonale, psychosociale et pluridisciplinaire.
🌸 Module 5 : Vieillissement de la femme post-ménopause
Comprendre les conséquences de la transition hormonale sur les tissus, la douleur et la fonction pour mieux accompagner la femme âgée en ostéopathie.
- Transition hormonale féminine :
- Préménopause.
- Périménopause.
- Ménopause.
- Sarcopénie et arthralgies chez la femme :
- Spécificités féminines dans la perte musculaire.
- Douleurs articulaires et impact sur la mobilité.
- Prévention cardiovasculaire chez la femme âgée :
- Évolution du risque après la ménopause.
- Place de l’activité physique et de l’hygiène de vie.
- Troubles de la continence :
- Compréhension des mécanismes en lien avec la ménopause.
- Intérêt d’une approche globale ostéopathique.
- Rôle des hormones et du traitement hormonal (THM) :
- Influence sur la cicatrisation.
- Impact sur la performance musculaire et la fonction.
- Besoins nutritionnels spécifiques après la ménopause :
- Adaptation des apports pour la santé osseuse, musculaire et cardiovasculaire.
🔥 Module 6 : Douleur et processus de chronicisation
Identifier les mécanismes de la douleur chronique chez la personne âgée et intégrer les facteurs de risque psychosociaux dans la prise en charge ostéopathique.
- Mécanismes de la douleur et modifications liées au vieillissement :
- Spécificités de la nociception chez le sujet âgé.
- Altérations des voies de la douleur et de la perception.
- Facteurs de risque de chronicisation :
- Hyperalgésie.
- Sensibilisation centrale.
- Anxiété et troubles émotionnels.
- Isolement social et retentissement sur la douleur.
- Dépistage de la dépression en consultation ostéopathique :
- Signes d’alerte et outils simples de repérage.
- Articulation avec les autres professionnels de santé.
- Place du proche aidant :
- Rôle du proche aidant dans la prise en charge globale de la douleur.
- Communication et soutien de l’entourage dans le projet thérapeutique.
🌿 Jour 3 – Gériatrie avancée : éthique, soins palliatifs et troubles cognitifs
Cette dernière journée aborde les contextes de grande vulnérabilité (fin de vie, démence, perte d’autonomie) et la manière d’y intégrer une pratique ostéopathique éthique, adaptée et sécurisée.
🕊️ Module 7 : Soins palliatifs et fin de vie
Définir la place de l’ostéopathie en soins palliatifs et adapter la posture professionnelle pour accompagner au mieux la personne en fin de vie.
- Place et rôle de l’ostéopathe en soins palliatifs :
- Objectifs : confort, soulagement, qualité de vie.
- Limites et indications de l’intervention ostéopathique.
- Adaptation de la pratique ostéopathique :
- Ajustement des techniques au contexte de fin de vie.
- Prise en compte de la fragilité physique et émotionnelle.
- Posture relationnelle et éthique :
- Écoute, respect des souhaits du patient et de sa dignité.
- Réflexion éthique autour des interventions manuelles en fin de vie.
- Intégration pluridisciplinaire :
- Collaboration avec l’équipe de soins palliatifs.
- Coordination autour du projet de soins global.
- Retours d’expérience clinique en soins palliatifs :
- Illustration par des situations concrètes.
- Analyse des bénéfices, difficultés et ajustements nécessaires.
🧠 Module 8 : Stratégie thérapeutique et cognition
Adapter l’évaluation, la stratégie thérapeutique et les techniques ostéopathiques aux capacités cognitives et fonctionnelles de la personne âgée.
- Entretien motivationnel auprès du patient âgé :
- Techniques pour favoriser l’adhésion au projet de soins.
- Prise en compte des freins et des ressources du patient.
- Éducation thérapeutique :
- Outils pour renforcer l’autonomie du patient.
- Stratégies pour améliorer l’appropriation des conseils et exercices.
- Consultation face à la démence :
- Conduite de la consultation en présence de troubles cognitifs.
- Repérage et dépistage des troubles majeurs (test MMSE).
- Évaluation de l’autonomie :
- Maîtrise des échelles ADL (activités de la vie quotidienne).
- Maîtrise des échelles IADL (activités instrumentales de la vie quotidienne).
- Évaluation du profil cognitif :
- Compréhension des atteintes cognitives et de leurs retentissements fonctionnels.
- Choix et ajustement des techniques ostéopathiques :
- Adaptation aux capacités physiques du patient âgé.
- Prise en compte des capacités cognitives pour sécuriser et expliquer les gestes.
- Intégration des limitations fonctionnelles dans la stratégie thérapeutique.